mardi 29 juillet 2014

Israël fait un affront à l'humanité tout entière en massacrant des enfants


Le grand Violoniste Yehudi Menuhin déjà disait devant la Knesset médusée «...nous allons finir d’épuiser la sympathie du monde…».  Aujoud'hui en 2014, remplacez les mots «Enfants de Gaza dans une école de l'ONU" par "Enfants parisiens dans une école de Montparnasse" et tout se rapproche de nous. 

Or, c'est dur, mais il faut avoir le courage de regarder ce que la télé ne nous montre pas, ce que produisent des bombes, nos bombes... et pour ça, je ne me cacherai pas derrière la parole insipide d'une star, ni ne me coucherai devant leur droit censitaire à s’exprimer. Pourquoi faudrait-il attendre que telle ou telle voix s'exprime pour se sentir autorisé à ?

Être acteur, même quand on vit dans l’ombre, c’est surtout rester sensible et, dans la mesure du possible, intelligent.



Je reçois ces images. Elles sont à mettre en relation avec ce que notre Académicien Alain Finkielkraut pense d’elles. Selon lui, elles nuiraient «à l’intelligence de la guerre» Eh bien moi, je veux nuire à cette soi-disant intelligence.




Pourtant ces images sont les témoins gênants d’une réalité.

Car on a beau comprendre ou aimer le projet israélien, rien ne peut racheter l'affront fait à l’Humain à travers ces enfants. Rien, quelle que soit l'origine de ces enfants, ou l'origine de ceux qui ont appuyé sur la gâchette qui les a tués, rien ne justifie que l'humanité ait le visage tuméfié d'un innocent massacré.

Montrons ces images à M. Benjamin Netanyahou. 
Envoyons-les au Prix Nobel de la paix, M. Barack Obama....

L'un des enfants qui a reçu un missile israélien sur une école de l'ONU où il se croyait protégé.

Rien, de la même manière qu'un Nüremberg n'a pas réparé le massacre d’Oradour-sur-Glane, un procès à La Haye ne ramènera pas la joie dans le cœur de leur mère, ni la vie à ces enfants. 









J’aimerais voir une manifestation où, au lieu de crier des slogans haineux qui peuvent toujours se retourner contre ceux qui les profèrent, l’on imprime ces photos d'enfants martyrisés et assassinés, en affiches de 16x9 mètres, et qu’on en place une tous les 50 mètres. Il n'y aura qu'à faire silence.

On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas. Qui serait assez fou pour oser dire que ce serait une manif antisémite ?



Qui est assez fanatique pour penser ques les faucons qui sont aux responsabilités agissent pour le bien de leur pays en faisant cela ? 


Que dire face à la violence sans légende d'une telle image ?




Ces images seront témoins de leur barbarie. Elles poursuivront ces responsables et nous poursuivront tous, où que nous allions. 



Quel est l’effet de ces images sur moi ? Le constat d’une impuissance. 

Mais pire, elles disqualifient durablement dans mon esprit le projet-même d'un foyer juif possible lorsque l'Etat qui le réalise est fondé sur un modèle d’économie où la guerre est une industrie rentable.

 ______

Face à cette barabarie insupportable, tout le monde n'a pas l'air très ému. Voir l'acharnement de cette journaliste visblement en mission. Les medias français ont une tendance toute nationale à justifier l'opération Bordure Protectrice qu'on devrait plutôt dénommer "Ordure Destructrice".



D'autres images et d'autres sons de cloches sont audibles sur i24 la chaîne Israélienne en français canal 88 de Free, Al Masryia, Al Jazeera, ou même Russsia Today...



Majed Bamya sur France 24 par cdmanon

vendredi 18 avril 2014

Le Parti de Gauche dans l'ombre du Parti Communiste

Je préviens le lecteur un peu mou du bulbe, prêt à toutes les compromissions tant qu'on se trouve soi-disant à gauche, et qui n'aurait pas compris que la politique doit être noble dans le principe mais qu'elle peut être aussi assez crasse dans la réalité.


La participation du Parti Communiste Français dans la roue du Parti dit Socialiste dès le 1er tour des élections municipales de 2014 fera date pour moi. Je ne vois pas ce qui pourra racheter cette trahison du Front de Gauche par le PCF. La même année où Edouard Martin le syndicaliste CFDT de Florange se présente aux européennes sous étiquette P.$....

Cette participation hors du Front de Gauche adresse le signe tristement clair que dorénavant, cette formation politique se servira du Front de Gauche à la carte, comme bon lui semble, selon les opportunités du moment, selon tel bon siège à dégoter, telle bonne occasion de faire de l'ombre à son meilleur ennemi, le Parti du trop charismatique Mélenchon, ce diable d'homme... 

Résultat,  13 élus communistes à Paris, gagnés sur le dos du bon P.$, et dans le dos du Parti de Gauche, à qui il a néanmoins ouvert ses portes le soir du premier tour, à la condition très élégante de publier un communiqué reconnaissant "son erreur" d'avoir présenté des listes autonomes (dixit Ian Brossat à Danielle Simmonet le 23 mars 2014, il faudra s'en souvenir). Manières de traîtres dans un premier temps ; manières de voyous dans un second.

Pour l'élection européenne du 25 mai prochain en Île-de-France, on voit le P.C.F réintégrer le jeu au Front de Gauche, comme si de rien n'était. Erreur à mon avis majeure de la part des sept autres composantes du FdG. 
Il y a désormais de la friture sur la ligne pour l'électeur de gauche, le message n'est plus si clair d'une gauche franchement alternative. 

Et qu'est-ce à dire pour pour les militants du P.G ? D'abord, est-ce qu'il sont communistes ? Non, ils sont socialistes et écologistes ; ça fait déjà un point. 

Patrick Le Hyaric, directeur de l'Huma, déjà Député européen, brigue un nouveau mandat avec en option, l'élection de Raquel Garrido, l'éminente avocate du P.G à la seconde place. Mais selon toute hypothèse des calculs réalisés, il faudra que les listes Front de Gauche fassent entre 9 et 11% pour que la seconde candidat de la liste ait une chance d'être élu Député européen. Je leur souhaite de les faire.


Je voue une grande sympathie pour la militante qu'est Raquel Garrido, dont la force de persuasion et l'enthousiasme, proprement solaire, dépassent de très loin ce qu'on a l'habitude de voir et d'entendre. Selon moi, elle possède une véritable trempe de femme politique, et si les circonstances le permettent, elle sera une personnalité politique de premier plan. Mais. 

Mais je comprends mal que le parti de Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard ait pu accepter de constituer des listes de Front de Gauche à l'élection Européenne avec le PCF qui, au même moment (on est en février-mars 2014) trahit à ce point l'unité politique bâtie pierre par pierre par des centaines de milliers de personnes en France depuis 2008 (dont de sincères militants communistes eux-mêmes, qui ont dû l'avoir sacrément coincée de travers à voir leurs élus battre campagne avec la volaille libérale-complexée du P.$). 

Sur le terrain, quel va être le sort des militants du Parti de Gauche ? Nous les verrions tracter le matin aux sorties des métros, coller leurs affiches le soir après le travail, faire du porte-à-porte pour expliquer la raison d'être du Front de Gauche pour finalement s'apercevoir avec une gueule de lendemain d'élection que seul le candidat communiste est élu ? 

Le Parti Communiste lui, n'aura pas fait campagne, sûr d'avoir un élu. Les militants alternatifs et autres non plus, sûrs de ne pas en avoir. 

Il n'y aura que le P.G, comme à son habitude, bien brave, bien serviable, bon à se faire insulter de long en large, qui aura eu tout intérêt à faire campagne pour essayer de faire élire sa seconde de liste et qui ne sera même pas invité à partager le pain et le vin en remerciement. 

Et tant que le PCF aura dans sa roue des idiots pour lui faire le travail, qu'ils soient idiots au P.$, ou qu'ils soient idiots au Parti de Gauche, celui-ci continuera à vivre au-dessus de son niveau de représentation réel, et surtout mépriser du mieux qu'il pourra ses camarades du P.G, formation dont il souhaite plus ardemment la mort que le P.$ lui-même (c'est dire !).

Le Parti Communiste, fort de tous ces élus locaux qu'ils doivent aux autres partis qu'il infiltre, lui qui ne représente plus qu'une frange marginale de la population, productiviste et nucléariste, va confirmer sa réputation. Il organise de main de maître de magnifiques stages de survie politique. Mais cette survie a un nom : le parasitisme.

Ce n'est pas mon cas, mais je me mets une seconde à la place des camarades du P.G  qui ont renoncé quelquefois à une place sur une liste municipale pour y laisser entrer un militant communiste, ou tel autre des ogres microbiens de la constellation d'extrême-gauche, à savoir Ensemble, Les Alternatifs, GA, GU, la FASE etc... je vous passe le détail de cette éternelle et vaporeuse queue de comète. Mettons-nous à leur place...

La seule question qu'il convient donc de se poser est la suivante5 ans après, que nous apporte le PCF en termes qualitatifs ? Pour moi la chose est claire. Rien.

A l'inverse, la campagne l'Humain d'abord de 2012 qu'a mené Jean-Luc Mélenchon (Prenez le Pouvoir) a été d'une telle force d'entraînement populaire qu'elle a même fait gagner au Parti Communiste Français quelques milliers de militants et redorer son blason, le réinscrivant dans une projection, vers le futur, sous le signe d'un "Front populaire du XXI°ème siècle" selon l'expression de Patrice Bessac.

Or, combien d'entre nous ont rencontré de bonnes gens durant cette campagne des Municipales qui nous disent soit, Je ne vote pas pour vous car vous êtes communistes, vous fricotez avec eux ; soit Je ne vote pas pour vous, moi je suis écolo, et vous êtes pour le nucléaire. 

Il fait très fort ce PCF : même lorsqu'il n'est pas là, il fait du tort au P.G. Dommage pour des militants du P.G qui ne sont ni l'un, ni l'autre... 

Si j'avais été consulté moi-même sur la marche à suivre, j'aurais adressé un coup de menton au PCF  : Chiche ! Faites donc campagne seuls, pourquoi ne demandez-vous pas à vos nouveaux amis du P.$ de vous accepter en 10 ème place sur leurs listes ? Nous, nous ferons des listes avec des camarades, nous avons aussi des gens très compétents dans nos rangs. Mais on ne nous demande pas notre avis. Rompez.


Je sais, "une bataille que l'on croit perdue est une bataille perdue" disait le Maréchal de Saxe. Mais celle-ci se fera sans moi. Je préfère qu'un jour Raquel Garrido soit élue sans rien  devoir à personne.

Soyons donc positifs : le Parti Communiste apporte 3 choses : 

  • Il fait de l'ombre au Front de Gauche 
  • Il coûte à notre démocratie nombre d'électeurs et de représentants
  • Il nous fait profiter généreusement de son image stalinienne, de son héritage industrialiste et de son savoir-faire dans le magouillage électoral. 

Bref de son lourd passé. C'est même la seule générosité dont il soit capable.

lundi 31 mars 2014

Hypnose FN et tentative d’effacement du Front de Gauche : on est bien dirigé par le P.S

Je ne résiste pas au plaisir de faire une petite analyse de la situation de mi-mandat gouvernemental qui vient de se clore par les scrutins municipaux, en France. Qu’en peut-on dire ? 

Si l’on s’en tient à ce que chantent en chœur tous les mass-médias*, nouveaux outils de propagande du néo-libéralisme et thuriféraires de la censure Euro-néo-stalinienne, le Front National obtient une «victoire écrasante» et le parti au pouvoir, le Parti (dit) $ocialiste prend une cinglante dégelée. Voilà les éléments de langage, pardon, de lavage, qui ont cours à la Bourse des schémas prêts-à-penser. La seconde partie de l'assertion est vraie, la première est une vaste diversion de la réalité.

Et l'on sait que les courbes de temps d’antenne suivent de près les courbes électorales, à 95%. 


https://docs.google.com/file/d/0B3dBFftDnqsfaURkQW0xaFJVb1E/edit?pli=1 
Cette donnée est la seule que regardent les pouvoirs en place et les media commerciaux.

L’exposition médiatique permanente du FN est très supérieure aux résultats engrangés


Du coup, la présence du FN devient vraie pour les bonnes gens, de même que l’insécurité ou l’invasion des immigrés deviennent vrais, après avoir été annoncée par des médias intelligents

  • elle se confirme au soir du premier tour par des médias qui avaient raison d’être aussi intelligents
  • confirme au second tour l’intelligence des media qui ont la sale manie chronique de précéder la voix du Souverain (le peuple). 
et lui permet, au mieux, d’avoir quelques élus pour se maintenir. Quand on n’aura plus besoin de ce poison politique, qui n’est que le symptôme du cancer démocratique de nos sociétés euro-standardisées, le FN disparaîtra avec son temps d’antenne. 
Pour les mass-media, trois mois de chiffre d’affaires sur le dos d’une étiquette FN, et un tampon immérité de clairvoyance, pour ne pas dire de «voyance» tout court : dans un premier temps, ont dit ce qui va se passer, dans un second temps, on fabrique ce qui s’est passé de manière à briller aux yeux des téléspectateurs hypnotisés et rendus dociles.

En ce début d’année 2014, où François Hollande joue son va-tout,  les commentaires politiques rabâchés du matin au soir battent des records d’indigence, et l’abstention des records d’amertume.

Briller à tout prix en ne faisant pas son métier, voilà le lot du journaliste institutionnel Français aujourd’hui, puis rendre service à un pouvoir dit socialiste, qui préfère trouver un bouc-émissaire à ses propres carences que d’établir un début de visibilité à la critique du Front de Gauche. 

La corruption et le mépris du peuple ne se cachent même plus ! (mais Pierre Gattaz n’a-t-il pas déclaré que la TVA, dont nous faisons tous les frais sur le ticket de caisse, allait pourvoir servir à payer les dividendes des actionnaires ?) Au point où nous en sommes…


Le FN tourne autour du Front de Gauche
Le Front de Gauche, lui, malgré une totale disparition des écrans précédant le scrutin municipal, se maintient et même améliore sa présence à la Présidentielle. 

Mais entre omission avant, et disparition des résultats après, c’est bien à une tentative d’effacement du Front de Gauche de notre paysage politique que nous venons d’assister. La présence d’élus communistes affidés auprès de l’exécutif parisien (P.$) en est une illustration. Le refus du Ministère de l’Intérieur de nommer les listes Front de Gauche (par leur nom, quoi...) les a fait tout bonnement disparaître au bas des écrans lors des soirées électorales télévisées, saupoudrées en diverses étiquettes extr. Gauche, divers gauche etc. CQFD. 

Mélenchon avait prévenu, criant son indignation dans le désert qui lui avait été gentiment aménagé.

Pour ma part, 4 tentatives de publication de deux interviews de la Magistrate Hélène Franco (P.G, candidate XI° arr. de Paris) ont été refusées sur le media alternatif Agoravox. Cela ne m'est jamais arrivé en dix ans de collaboration avec cette plate-forme...

Il faut se rendre compte de la gravité de la propagande d’Etat.

"Roms, Roms unique objet de mon ressentiment !"


Concernant le F.N son «omniprésence» électorale est très largement sur-évaluée : 11 communes sont aujourd’hui dirigées par un Maire F.N, quand 67 ont été conquises dès le 1er tour par le Front de Gauche

Ce chiffre est-il paru dans la presse, a-t-il été annoncé par les paresseux des rédactions aux ordres ? Pas un mot sur cette réalité qui serait proclamée sous un gouvernement réellement socialiste comme une «victoire écrasante des forces progressistes de ce pays»
Là, non, Hollande joue avec le feu et souhaite rééditer le coup de Mitterrand en 1986. Diviser la droite. Minable.

2400 élus du Front de Gauche siègent ce matin dans des conseils municipaux contre 1300 élus F.N. Ecrasant, n’est-il pas ? 

Mieux, la ville de Grenoble vient d’être remportée par une liste Front de Gauche. Ah non !.… «par les Verts» disait ce matin France-Inter. Beh, ça tombe bien, le Front de Gauche est vert pour 6 de ses 7 formations (sauf le Parti Communiste mais j’y viens). Quant aux «Verts» (ceux qui le sont vraiment) ils ont quitté «Europe Ecologie» pour intégrer le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard.

Le Front National pour être présent depuis 42 ans et exposé 24h/24 depuis des mois sur tous les écrans, d’une façon qui déroge à toutes les lois sur l'équité de temps de parole, sans aucun rapport avec son poids électoral réel dans le pays, devrait faire un bon 45 % au premier tour dans toutes les villes. Faut-il qu’il soit marginal et laborieux pour n’arriver qu’à un «petit» 14,9% des voix ? Donnez au Front de Gauche le temps d’exposer en quoi il soutient l’intérêt général, même celui des petites et moyennes entreprises, même la nécessaire planification écologique, même les nécessaires régies municipales de l’eau, et vous verrez à quelle vitesse les vampires quitteront le pays. Mais non, au pays de Hollande il pleut toujours.…



Présenté comme parti «anti-système» le F.N est tout ce qu’il y a de plus réactionnaire. C’est une droite souverainiste qui ne se présente pas même comme étant d’extrême-droite. Faut-il que -précisément- aucun «système» ne soit gêné par le Front National pour être autant mis autant en avant par la puissance commerciale médiatique… Voilà qui devrait alerter les plus contestataires de la classe populaire qui se méprend et vote Front National au lieu de voter pour ses intérêts de classe, tout simplement…

Le Parti communiste lui, perd des villes historiques  de la banlieue rouge comme St Ouen. Mal lui en a pris de quitter l’autonomie du Front de Gauche à Paris. Il confirme qu’il y a un désintérêt massif et croissant pour les positions du P.C.F : son nucléarisme et son productivisme sont en total anachronisme avec les enjeux socio-écologiques planétaires. Les vrais communistes ne sont pas dupes de manigances électoralistes du Parti centralisé Place du Colonel Fabien, et voient bien qu’il ne sont dirigés que par une bande de néo-aristocrates bien polis et bien ringards, des «fils de» comme tant et tant d’élus locaux qui vivent en dynasties, pour ne pas citer leur Secrétaire Général, Pierre Laurent, fils de l’ancien directeur de l’Huma…

Après avoir gêné le Parti de Gauche dont il souhaite la fin depuis son début, par ses positions rigides et son électroralisme, il gêne à présent le P.$ dans les villes où sa présence a fait perdre des électeurs au P.$ (ex. XI° arr de Paris 44% au premier tour, contre 55% sans les dits «communistes»). Qu’en bon social-démocrate corrompu le Parti dit Communiste serait bien inspiré à l’avenir de rester attelé au Parti dit $ocialiste, afin d’y mieux se fondre, et disparaître. Comme dirait le secrétaire national du PG à l'économie, Guillaume Etiévant, "Rompons vraiment".

Les trois élues parisiens du Parti de Gauche ont été élues hier soir sur leur base, pour lea première depuis que le PG existe, et sans rien devoir à une quelconque alliance électorale. Bravo ! 


Danielle Simonnet, PG, élue Conseillère de Paris avec 13,7% des voix.
Sylvie Aebischer, PG, élue Conseillère du XX° arr de Paris et Laurent Sorel, PG ex-Verts, dont il n'existe pas encore d'images.

Deux moments grandiose de propagande sur France-Inter à laquelle nous sommes nombreux à être attachés et nombreux à s'en être détachés, depuis notamment les éditos de culpabilisation quotidienne de Bernard Guetta en 2005 contre le Non au referendum.

La croissance, totem par excellence  édito du 13 mars 2014

écoutez ce chef d'œuvre : "Les décroissants ont souvent des discours culpabilisants, désepérants et inaudibles, ce sont eux les vrais révolutionnaires, ils le sont plus que ceux qui se présentent comme radicaux ou à la gauche de la gauche." Thomas Legrand



dimanche 23 mars 2014

Les Professionnels de la Culture : ni Chômeurs-ni Quémandeurs


Parus sur Agoravox, malvoyants :  


Depuis le début de la semaine, les négociations entre partenaires sociaux vont bon train sur le devenir de l'assurance-chômage des annexes Unedic visant les intérimaires, les professionnels de la Culture appelés avec condescendance "Intermittents" (du spectacle). En fait, ces négociations durent depuis quelques semaines, pardon quelques années. Et où tous ces pourparlers ont-ils lieu depuis quelques semaines quelques mois, quelques années ? Nulle part, mais ce qu'il faut voir c'est là où elle finissent : un restaurant parisien, un lieu neutre, un restaurant parisien, à l'invitation du Mouvement pour les Entreprises de France, plus connu sous le sobriquet conspué de Medef (Medeuf lui irait mieux).

Dès lors que les dits professionnels syndiqués ont commencé de s'apercevoir que les négociations se menaient dans leur dos, il sont eu pour idée très moderne de démocratie participative d'ouvrir un lieu parisien, central, ouvert, libre, de réflexions, d'ateliers qui soit caisse de résonance pour les syndicats. Une barque dans la nuit, pleine de bougies, perdue au milieu de l'océan Ayrault-Hollandais qui borde nos rives. C'était l'opéra.

Les citoyens soucieux de leur régime interprofessionnel de solidarité l'ont choisi pour y tenir des ateliers de concertation, de propositions, de façon à ce que les négociations ne se passent plus dans leur dos, voire sur un coin de table, (ou dessous, c'est comme on veut) entre 20 h et 00 h 00 entre le Medef et la CFDT.

course poursuite 

Puis vendredi 21 au matin, les ors du foyer de l'opéra Garnier ne cadrant pas avec la supposée marginalité crasseuse des Intermittents (alors que ce sont des professionnels de la Culture, notez bien) les naufragés ont souqué vers le Carreau du Temple où là, ils ont été pourchassés. Moi qui vous parle, j'ai alors vu 14 fourgons de Gendamerie et de Police arriver. Il s'agissait d'encercler le bâtiment flambant neuf et rénové du Carreau du Temple (3° arr.) et de mater la rébellion dans l'œuf. On a les larmes aux yeux de voir le service public fonctionner aussi bien...

- On... veut-bosser !
- Salauds !
- Dé...mocratie !
- Faignants !

Ainsi ceinturé, le bâtiment ne laissait plus librement ni le citoyen ni le professionnel (c'est le même) aller et venir se renseigner. Chaque manifestant qui en sortait ne rentrait plus. Et chaque occupant n'avait qu'à sortir de sa grotte s'il avait faim.

rumeurs, on-dit, anathèmes


Carreau du Temple, 22 h 30 samedi 22 mars 2014, Paris.

Dans la même soirée pendant que cette noble assemblée se tenait à carreau, vers 20 H 00, du côté du siège du Medef, un Délégué de la CGT-Spectacle me le rapporte, on vit un membre du MEDEF inviter à dîner pendant l'interruption de séance un camarade syndiqué (entendez par "camarade" un membre négociateur de la CFDT...). De retour vers 00 h 06, le camarade syndiqué signait sans barguigner l'inique protocole d'accord des nouveaux accords qui vont lier (c'est le mot) à ce régime d'assurance-chômage coûteux, dispendieux et compliqué, quelque 100 000 intermittents du spectacle pour dix ans encore. Magique !

Ces deux-là auront réussi, en 4 petites heures, à ce que des semaines, des mois et des années de propositions et de négociations n'avaient pas abouti. Extraordinaire. Voici les conséquences ordinaires de l'accord signé avec la CFDT samedi dans la nuit : http://www.orlaim.com/reglementation.

Puis vient cette annonce façon patronat :  plafonnement à 5400 €/mois ! La belle affaire ! Cette somme annoncée ne recouvre aucune réalité. Elle discrédite les intermittents dans leur ensemble, dans la droite ligne (la ligne de droite ?) de l'anathème de "privilégiés" dont on nous affuble depuis 20 ans.

le caddie humanitaire qui n'a pu rentrer
même avec Danielle Simmonet et Eric Coquerel, élus PG de Paris.
 
Dans la journée de samedi, nous qui étions à l'extérieur commencions à nous inquiéter pour la santé de nos camarades enfermés, et qui, poussés par la faim, auraient pu défoncer les portes pour sortir (!). Nous sommes donc arrivés avec deux élus, et une "valise diplomatique", un caddie de courses avec de l'eau, du fromage, du jambon, du sopalin, de miettes de thon par boîte de trente.

Le Printemps s'annonçait, le Soprano Caffè Pizze était plein, et Charlotte était belle. Sa danse a ému les agents de la Compagnie Républicaine de Sécurité... mais les aliments sont restés à la porte, avec les Elus.















Je vous laisse apprécier sur cette vidéo ci-dessous comment les forces de l'ordre ont maintenus enfermés (!) les occupants dans le Carreau du Temple, alors qu'il étaient censés les en faire sortir. 





Puis vers 22 h 30 un monsieur est exfiltré manu militari. Il nous livre ses premières explications ici.



malentendus


En tant que professionnel de l'audio-visuel, comédien, écrivain, homme de gauche, j'ai apporté tout mon soutien à la démarche syndicale ; mais j'ai commencé à ne plus comprendre ce qui se passait lorsque j'ai entendu clamer ce slogan : "Chômeurs-précaires-intermittents, AVEC OU SANS-papier... Solidarité !" ....

Le slogan pour sympathique qu'il soit et même juste, devient parfaitement décalé dans le ci-devant contexte des annexes IV, VIII et X de l'Unedic ; et même indigent.

Solidarité, certes lorsqu'il s'agit d'organiser le régime d'indemnisation qui va garantir la pérennité économique des entreprises qui les emploient, garantir de bonnes conditions de travail durant les productions, et d'aussi bonnes en dehors, hélas, des productions. Le Professionnel du spectacle doit s'adapter à l'hyper-flexibilité de son secteur. C'est un travailleur hyper-moderne ! On devrait le féliciter d'offrir par son consentement à un tel régime, le plus contrôlé de tout le salariat, à une telle vitrine-modèle du MEDEF....

Pourquoi diable amalgamer ces différentes catégories dans la même phrase ? Que vient faire ici le travailleur sans-papier ? Lorsque nous le défendons, crions-nous "intermittents" ?

Or, c'est exactement ce que veulent les oligarques du Medef : nous désigner comme des marginaux à fortes prétentions pour exercer une pression à la baisse, et faire régner le mépris d'une population laissée dans l'ignorance ; ça pue la morgue. Or, je pose une question : Quand allons commencer à comprendre ça avant de brailler n'importe quel slogan ?

Et puis une autre chose, mes amis les professionnels, précaires ou pas : bannissez ce mot de "chômeurs" de votre vocabulaire. Là encore, c'est prêter le flanc à une critique infondée : 


Que ce soit dans le spectacle ou dans le reste du corps social, il n' y a pas de demandeurs d'emploi.
Il n' y a que des professionnels disponibles qui offrent leur force de travail. 

Rallions-nous plutôt derrière la bannière : 

NI CHOMEURS-NI QUEMANDEURS

propositions

Le régime d'assurance dans sa forme actuelle, problématique depuis 2003, générateur d'exclusion de 30 000 professionnels de toute assurance-chômâge chaque année est reconduite pour 10 ans s'il n' y a pas de forte mobilisation. 

Je suis on ne peut plus sérieux : face à l'arrogance du Medef qui ne reconnaît aucune des propositions du Comité de suivi, ni des syndicats de salariés majoritaires (la CFDT ne représente que ____ %) donnons du fil à retordre au MEDEF :

Pourquoi ne pas proposer en effet qu'un seuil de 253 heures soit institué pour apporter tout de même une assurance-chômage de 6 mois à ces innombrables professionnels du spectacle qui ne parviennent pas à faire leurs fameuses 507 heures en 12 mois, faute de carnets de commandes remplis ? 

Pourquoi sinon ne pas proposer que les entreprises du CAC 40 sorte du champ des cotisations aux annexes VIII et X et que le MEDEF par voie de conséquence sorte du champ des discussions paritaires ?

Intermittents et professionnels de la culture, soyons solidaires mais aussi inventifs. Les 507 h. sur 12 mois, qui seraient à reconquérir, ne sont pas pour autant une panacée : 

Chaque année, 150 000 d'entre nous cotisent et ne reçoivent pas d'allocation. C'est ça qu'il faut regarder.

Que seuls 2,5 % de la richesse créée par les Industries Culturelles chaque année (soit 1 milliard 475 millions  sur les 59 Milliards dégagés) soit prélevé et nous garantirons les 100 000 professionnels du spectacle d'un revenu de 1300 €/mois QUOI QU'IL ARRIVE dans leur carrière. Et nous nous affranchirons de la tutelle bienveillante du Medef. 

D'aucuns s'offusqueront ; à cela je réponds par avance que cela relève du choix de société. Libres à eux de se déclarer impuissants dans une société dirigée par l'argent et le mégotage social, quand des milliards de dollars transitent chaque jour par des paradis fiscaux que nous tolérons et même défendons sur notre territoire (ex. Monaco...) Cela suffit.

La Belgique et d'autres pays le font, selon des modalités différentes, mais nous français ne savons pas le faire.... Automatique et sécurisant, cela occasionnerait de moindres coûts de fonctionnement et pas de fliquage administratif coûteux et inutile. Cette mutualisation n'empêcherait pas ceux qui gagnent plus de gagner plus encore, mais empêcherait bien que chaque année 30 000 collègues restent sur le bord du chemin. Donc, une fois encore, au travail !

mercredi 19 février 2014

Discours sécuritaire à Paris : entre chimères et vieilles ficelles


Hélène Franco est magistrate, ancienne présidente du Syndicat de la Magistrature. Elle est tête-de-liste aux élections municipales dans le XI°ème arrondissement de Paris, pour le Front de Gauche-Ensemble, intitulée “A Paris, Place au Peuple !”. Interview.

Alors, est-ce que Paris c’est le Bronx, comme le pensent certains ? 


Cette comparaison grotesque vient de Frédéric Péchenard, ami intime de Nicolas Sarkozy, ancien directeur de la police nationale (2007-2012), et aujourd’hui “monsieur sécurité” de N.K.M


On peut donc dire qu’il fait en quelque sorte sa propre auto-critique, eu égard aux fonctions régaliennes très importantes qu’il a exercées. Mais surtout cette comparaison révèle combien, entre chimères et vieilles ficelles, l’UMP cherche à marcher dans les pas idéologiques du FN, quitte à dire n’importe quoi : aujourd’hui, malgré une baisse de la criminalité à New-York depuis plusieurs années, cette ville connaît un taux d’homicides environ trois plus élevé que Paris. Selon les dernières statistiques publiées (2011), Paris enregistrait... suite 


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La liste de Hélène Franco à Paris, Place au Peuple, a reçu les soutiens de Mme Françoise Doriath, de Mme Françoise Mahé, du sociologue CNRS Michaël Löwy, de l'historien Roger Martelli, du cardiologue Patrick Bouffard, du professeur Jean-Pierre Vallat, du chercheur en médecine Gérard Chaouat, du politologue Eric Coquerel et est soutenue par Jean-Luc Mélenchon. ____________________________________

Deux articles signés Hélène Franco 

Logement


Justice

samedi 11 janvier 2014

Le bon, la bête et le truand

L'affaire Dieudonné comporte un enjeu de lutte contre le racisme. C'est ainsi que Manuel Valls présente ses requêtes en interdiction des spectacles de Dieudonné à Nantes, puis à Tours... et partout où il se produira. Au même moment où la France croule sous les plans sociaux, que le chômage progresse inexorablement, un membre du gouvernement se fait le hérault des valeurs de la république. Une requête en annulation de spectacle sous le motif de "trouble à l'ordre public". 


Manuel Valls est pourtant un homme politique aguerri. Qui peut croire qu'il n'est pas au fait des institutions de notre pays ? Le Ministre de l'Intérieur est-il devenu, après Claude Géant devant l'appartement de Mohammed Merah en 2012, le chef de la Police ? Dérive autoritaire, vous disiez ? 

Pourtant un Ministre, ça gère l'administration d'un ministère. Il n'est pas un super-Préfet. Et la Justice, autre pilier de la République, est séparée constitutionnellement des autres pouvoirs. Elle n'a pas à se plier aux volontés du prince.

La machine d'Etat va donc courir sans fin derrière le lapin Dieudonné. Beau match en perspective, vendeur pour la presse, et divertissant pour le grand public. Au chapeau l'illusionniste Valls ! Applaudissez Mesdames-Messieurs ! Avec la gauche, on va voir ce qu'on va voir. L'autorité de l'Etat, en matière de liberté d'expression, n'aura rien à envier à la Russie de Vladimir Poutine. Or, devant la Cour des Droits de l'Homme, M. le Ministre Valls aura forcément tort vu le primat de liberté d'expression observé par cette Cour. Qu'importe ! Foutaises que tout cela !  Le bon sheriff et le truand se font mutuellement mousser. Et puis le ventre de la bête est toujours fécond : une censure élève Dieudonné au rang de martyr de sa cause. Le coup politique de Valls ne fait que radicaliser le vote de droite, celui que se gausse tellement de "liberté" à longueur de discours. En martyrisant Dieudonné, il ne fait que favoriser la contre-révolution Lepeniste avec une efficacité dont on devrait s'indigner. Valls se moque de Dieudonné comme d'une guigne. Mais il n’oserait pas interdire le Front National…

Comme si l'Etat, ou mieux la Justice, pouvait courir derrière chacun et tout le temps, et parvenir à museler qui ne lui plaît pas. 

Ce faisant, il manie la baguette au secours d'un gouvernement totalement incapable d'avoir une volonté économique et encore moins industrielle, Montebourg ayant été cyniquement placé où il est pour faire la démonstration que les mesures économiques de la gauche ne marchent pas, étouffées qu'elles sont par le cadre néo-libéral des traités européens.

Je ne vais pas ici revenir sur la chronologie judiciaire abracadabrante de la journée du 9 janvier 2014, où l'on vit pour la première fois le Conseil d'Etat réagir en quatre heures. Ce qui s'appelle une justice pour le moins expéditive. Et l’Arrêt de censure est une première. Bien des justiciables qui attendent un jugement, qui sont privés de liberté à tort, emprisonnés durant des mois avant leur procès, aimeraient que la Justice française soit aussi véloce !

à l'inverse, quelle mollesse administrative  ! Voilà 10 ans que Dieudonné prospère dans le XI° arrondissement de Paris. Il est étonnant de constater que son maire, le très discret Patrick Bloche (P.S), plus préoccupé par son futur maroquin de ministre que par sa mairie, n'ait pas fait intervenir plus tôt les forces de l'ordre pour faire interrompre ses représentations du Théâtre de la Main d'Or à Paris. On peut se demander pourquoi, puisqu'y sont proférées depuis si longtemps des paroles antisémites ! Il faut être logique, messieurs. 

Inaction en forme d'aveu pour des gens dits de gauche, comme Valls ou Moscovici, plus préoccupés de rassurer les marchés et de faire avancer les "réformes" du MEDEF que de protéger les intérêts de ses citoyens les plus pauvres.


Je reviendrai plutôt sur la vaste opération de diabolisation de Jean-Luc Mélenchon et de son parti, derrière laquelle j'entrevois s'agiter Manuel Valls. Ce qu'il ne faut pas perdre de vue, depuis en gros 2011, c'est que l'intelligentsia parisienne médiatique a mis systématiquement dans les pieds de M. Mélenchon un rapprochement symétrique odieux de Mme Le Pen, par le recours à des caricatures grossières, des intentions déformées, des propos odieux de caciques du P.S qui n'aident pas à distinguer les antipodes que sont les éco-socialistes du Front de Gauche et les anti-libéraux fascistoïdes qui dirigent la fabrique Le Pen. Mais la ficelle est un peu grosse tant les programmes sont éloignés. Alors on sort un nouveau lapin du chapeau…

Le P.G lui aussi défend par ailleurs sa liberté à s'exprimer. Mais ici, il donne raison à Manuel Valls... qui l'aurait cru ?

Parce que le FN, lui, désapprouve l'interdiction du spectacle, le Parti de Gauche a cru bon symétriquement déclarer dans un billet de notre camarade Alexis Corbières : "le Parti de Gauche tient à rappeler que Marine Le Pen a ces derniers mois attaqué en justice trois secrétaires nationaux du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, Raquel Garrido et François Delapierre, pour essayer de les faire taire." 

Est-il si difficile au Parti de Gauche de dire que l'Etat n'a pas à se mêler d'interdire ? Est-ce si difficile de dire que ce n’est pas comme ça qu’on va combattre l’extrême-droite, mais qu’elle disparaîtra, mécaniquement, en même temps que la désespérance sociale et l’ignorance ? Le gouvernement actuel aurait du mal à la dire, puisqu’il ne le fait pas, et sciemment !

Lorsque ces circulaires d'un Ministre de l'intérieur décrèteront que les rassemblements massifs autour de M. Mélenchon provoquent "un trouble à l'ordre public", serons-nous toujours favorables à ce régime de censure ? Plutôt qu'à percer les tonneaux sans fonds de la censure, le P.G n’a-t-il pas confiance en sa capacité à conquérir le pouvoir par l'exposition de ses principes positifs d'éco-socialisme ? Est-ce comme ça que l'on conquiert un pouvoir lorsqu'on prétend gouverner autrement ; autrement que Valls et Guéant ?... Pas sûr.

La tradition d'une Gauche républicaine et laïque est de s'opposer à toute immixtion du débat religieux dans le débat public. Le sionisme est une idéologie politique qui en tant que telle peut être combattue. L'anti-sionisme aussi. N'y avait-il pas pire débatteur que Dieudonné sur cette question ? Et n'y avait-il pas pire promoteur du drapeau national que les Le Pen ?

Le P.G était donc obligé de prendre cette position pour ne pas avoir à se justifier de l’accusation infamante, qui se préparait dans les medias dans la logique décrite ci-dessus, de "défendre Dieudonné" en défendant la liberté d’expression. Triste condition.


M. Dieudonné M'Bala M'Bala lui aussi est un homme politique qui a présenté une liste anti-sioniste en 2009 aux élections Européennes. Très bien. Mais ses allusions à la shoah en public, fussent-elles de second degré et sous couvert de spectacle, sont bien évidemment de très mauvais goût quand elles ne sont pas inaudibles.

Or, à cause de Dieudonné et de l'hystérisation du débat due à l'action de force de Manuel Valls, à cause de l'amalgame entretenu entre anti-sionisme et anti-sémitisme, il devient périlleux d'expliquer la position de la Gauche laïque et républicaine.

Les socio-démocrates dits "libéraux", tels que M. Valls ou Moscovici, ne le seraient pas tant que ça. Ils seraient plutôt du genre staliniens quand ça les arrange, à Paris ou à Bruxelles. Ils ont pris un peu facilement l'habitude d'agiter des épouvantails de droite. C’est tellement pratique un Dieudonné, une Le Pen, qui disqualifient pour longtemps tout idée d'un pacte organisée autour d'une nation sociale, et de toute nation qui ferait sa politique conformément aux intérêts de son peuple.



L'antisémitisme, comme toutes les questions de valeurs sociétales, sont les nouveaux couteaux suisses des pouvoirs impuissants et frileux. Et voilà que ce délit si particulier de racisme est instrumentalisé à nouveau par le marketing politique. Quelle époque ! Si j'étais sioniste moi-même, j'en serais furieux pour ceux qui en sont morts.

Moi, je commence tout juste à intégrer qu'il y a des sujets tabous, et indémerdables politiquement. Et que le sionisme en est un.

Ce que je sais, c'est qu'une position de défense, à force, au bout de quelques années, rend invariablement paranoïaque. Tous les gens qui ont un un procès long le savent. Je pense que c'est ce qui lui est arrivé. Et un paranoïaque par définition, c'est facile à persécuter....

J'ai des amis communistes qui l'ont souvent croisé, et qui aujourd'hui ferment leur gueule. Aujourd'hui, dire "je suis un fan de Dieudo" laisse le champ ouvert aux interprétations, hélas, car la force de la position d'homme de spectacle est d'emmener bien des ouailles au-delà de leur conviction politiques, par naïveté, ou par la force du rire.

Le télescopage ironique entre cette affaire et les louanges adressés à Ariel Sharon, y compris par le Président de la République François Hollande, en dit long sur les allégeances du Pouvoir et la peur que les Etats-Unis nous inspire.

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Voici 9 minutes, essentielles selon moi pour expliquer par l'exemple la bêtise totale du racisme, mais qui ne bénéficie d'aucun retentissement sur le net pour l'instant. J'aimerais que des choses comme ça soient réalisées en France, et que ce documentaire américain du nord de 1968 serve d'exemple. 

C'est aussi comme cela qu'on peut combattre l'ignorance :


samedi 4 janvier 2014

Le P.G, parti défouloir pour ogres microbiens

Attention, ce billet est sulfureux, il n'est pas consensuel. C'est un billet écrit par un militant du Parti de Gauche qui entend que son identité politique et son étiquette partidaire soit respectée. Or, ça n'est pas le cas.



Ce billet donc, on me le reprochera. Mais je veux dire, à titre personnel et tout haut, ce que bien des militants et des citoyens impliqués dans la campagne des Municipales 2014 taisent. Ils encaissent sans rien dire. Ils se tiennent. Bravo. Moi, je revendique une liberté de ton. Je ne me tiens pas.

Un militant issu d'une mouvance libertaire et pressenti pour être dans les premiers d'une liste municipale à Paris, écrit sur un mail collectif :
"Nous ne sommes pas le Front de Gauche" (entendez, sans le grand frère du P.C.F) et il ajoute : "une organisation minore ses partenaires". J'e lui ai répondu personnellement que j'étais bien d'accord avec lui, que le P.C.F minore sûrement ses partenaires en s'alliant dès le premier tour au P.S. 

Démenti immédiat : -"Je parlais du P.G".

Voilà. On monte au créneau pour démentir qu’on ait pu oser critiquer le P.C.F, mais on y va à cœur joie, et à bras raccourcis, pour taper sur le P.G. 

Certains pensent que le P.G (12 000 adhérents et des millions de sympathisants) ne pourrait faire campagne sans eux. Alors qu’on rigolerait bien de voir les petites formations faire campagne sans lui, avec leurs trois adhérents...

Le P.G minore les autres organisations ? Voyons un peu :

Alors qu'on est dans cette situation -folle !- où le P.C.F foule aux pieds, pour quelques mesquines places municipales, le travail d’au moins 5 années de militants qui ont œuvré pour le Front de Gauche, le P.G ouvre ses listes, souvent au détriment de ses propres militants, au profit de vieux briscards (quand on a 40 ans en 2014, ça fait vingt ans qu'il y a un vieux qui bouchonne) ceux-là mêmes qui en profitent viennent dire la bouche en cœur, en gros, C’est le P.G qui pose problème ! 

Mais on rêve à gauche, ou bien on le fait exprès ?

Quand le P.G déploie ses militants de terrain, on les regarde distribuer, coller, se faire chier, et on les trouve bien ces petits. Mais quand on se défoule dans les réunions "unitaires", on les trouve soudain «écrasants», «hégémoniques»...

Faites cet effort : mettez-vous deux secondes à la place des militants du PG. Il est où le mépris, sinon de la part de cette génération de 68tards qui jadis ont foutu les vieux dehors et qui projettent aujourd'hui ce fonctionnement, devenu une peur, sur la génération qui les suit, et ce depuis 40 ans ? Elles sont donc encore là les frustrations de ceux qui ont courbé le dos devant le Pcf durant des années et qui s’en prennent -avec courage- à ceux-là qui n’en sont pas et qui n’y peuvent rien.

Ces petits poucets sont des ogres. Que dire de Gauche Unitaire qui avec 200 adhérents sur le territoire a placé tous ses candidats aux Régionales et les a fait élire (avec l’appui du PCF contre les colistiers du P.G dans tous les cas).

Et quand je dis "petits" c’est sans jugement. Quoiqu’on on ait quelquefois affaire à des gens qui ont 5 adhérents pour une ville comme Paris, mais qui exigent une représentativité que le P.G leur accorde en les "écrasant" , au nom de la diversité, de l’unité à gauche, bla, bla… On croît rêver de voir les gauchistes à l'œuvre sans le moindre complexe. Plus je suis petit, plus je braille. C'est comme les mioches.

Mais à la fin, si cette camaraderie se retourne contre le P.G, ne soyez pas étonnés un jour qu’il vous laisse en chemin. Les tracts, ils iront les distribuer l’hiver tout seuls. Les porte-à-porte, tout seuls. On verra alors quelle est l’indépendance réelle et le poids effectif de ces ogres microbiens lorsque le PCF ou le PS n’y sont pas.

Pas assez internationaliste ?


Une autre camarade quelques jours plus tôt, écrivait sur une liste d'échanges : "Je suis plutôt proche de partis qui s’affichent clairement internationalistes. Ce qui n’est pas le cas du PG.". 

Aussi aurais-je aimé que cette camarade précise sa pensée. Je suis personnellement abasourdi par une telle assertion, aussi lourde de sous-entendus. Car si on est Socialiste et qu'on n'est pas internationaliste, une seule solution : on est alors national-socialiste. 

J'ose donc espérer que cette saillie a dépassé sa pensée. Ce ne serait d'ailleurs pas plus grave que ce qui a déjà été proféré naguère. 

Je rappelle que durant la campagne de 2012, des individus comme Jacques Julliard ont osé écrire dans Marianne que les meetings de M. Mélenchon lui rappelait "les temps les plus sombres de notre histoire" ; que nous avons eu à subir les outrages infamants de caricaturistes de la presse nationale assimilant notre co-président à un tribun néo-nazi aux côtés de l'infecte Le Pen ; que le mot de François Delapierre au congrès du PG, désignant les douze ministres de l'économie comme des salopards, a été -de façon incroyable !- réduit à une allusion aux origines juives de M. Moscovici ; etc. etc. etc...

Votez pour la pire illustration
C'est alors que nos camarades du Front de Gauche ne doivent pas ignorer, avant d'écrire que le P.G ne serait pas internationaliste, que cela s'inscrit dans un contexte où leurs camarades du P.G, et plus largement les citoyens qui ont pensé voter pour le candidat du Front de Gauche, ont déjà été assez lourdement insultés

Je n'entends absolument pas l'être par des camarades. Encore moins pas ceux avec qui je m'apprête à faire campagne.

Pour ce qui est du fond socialiste et internationaliste du Parti auquel j'adhère, j'aimerais renvoyer à ce qu'il produit comme textes, ou bien à un seul discours, prononcé à Marseille, en 2012 devant quelques centaines de milliers de personnes, internationalistes comme nous. 

On a alors entendu des voix qui trouvait cette vision trop internationaliste. A l'extérieur, on ne s'en rend peut-être pas bien compte, mais depuis le jour de sa création, il se trouve toujours quelqu'un pour reprocher au Parti de Gauche tout et son contraire : tantôt trop petit, trop gros, trop républicain, trop socialiste, communiste pour les uns, puis pas assez libéral quand il n'est pas anti-capitaliste, enfin trop écolo, puis pas assez gros, trop rouge, pas assez rose, pas assez républicain, pas assez vert, trop libertaire, quoi d'autre... 



Sans commentaire


En fait, j'ai l'étrange impression que le P.G sert régulièrement de punching-ball à toutes les frustrations de la presse et la classe politique. Il semble être aussi devenu la mouche du coche à une foule d'organisations à qui, au nom de la diversité, il dégage des places éligibles au-delà de ce qui leur serait dû, au détriment de ses propres militants !

Et ça, ça échappe à bien des orgas, groupusculaires à l'implication souvent crépusculaire, qui se disent au contraire "écrasées" !... 
(cf. les jolies chaises musicales lors des Régionales en Idf en 2010)

Alors, le P.G doit-il servir de défouloir à tout ce qui n'a pas été reproché ouvertement au PCF pendant des années, plutôt qu'à être reconnu comme une force de propositions où des citoyens engagés travaillent honnêtement et parfois au péril de leur vie ? (cf. les menaces de mort sur la jeune Julie del Papa). Si c'est cela, dis-le moi que j'arrache ma carte tout de suite, si c'est enfin ce qu'il faut faire pour contenter ou les uns ou les autres !


Bref, nous avons une identité politique de gauche qui tient en trois mots. République, Socialisme, Ecologie. Quand commencerons-nous à être considérés normalement comme un interlocuteur normal ?

Ne vient-il à l'esprit de personne que cela pouvait devenir vexant à la longue d'être obligé de s'en justifier en permanence, et que cette préoccupation de l'identité, tellement spécifique pour certains qu'elle les obnubile, cadre mal avec l'horizontalité constitutive du Parti de Gauche, et au-delà, du Front de Gauche tout entier, avec ou sans le PCF. N'en déplaise, le PG était à sa création un front de gauche en petit. 


Les origines de ses militants sont diverses, je m'en réjouis. Heureusement qu'il n'y a pas des esprits obtus en ce parti qui jetterait un œil circonspect à qui viendrait du MRC, du NPA, du PCF, des Alternatifs, qui du P.S, qui vient de nulle part et même d'ailleurs. Ce serait la guerre. Car l'affaire est autrement sérieuse.

Enfin, a-t-on déjà surpris un seul membre du Front de Gauche, écrire à une tête de liste communiste quelque chose comme "Je me sens proche de partis qui s'affichent clairement pacifistes, ce qui n'est pas le cas du PCF" ... Imagine-t-on un instant qu'on puisse balancer ça sans sourciller ?
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Dans les médias aussi ça tape sur Mélenchon. Destin christique ?